Attends, je finis mon rang...

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Recupération du blog

12 mars 2011, par Emmanuelle

Avant de partir en vacances il y a quelques semaines, j'ai fait un peu de ménage sur le serveur et retiré quelques vieilleries sans intérêt. Sans y prendre garde j'ai aussi supprimé tous les fichiers du blog. Et comme j'avais un peu la tête sous l'eau à cause du boulot, je n'ai rien vérifié. Rien sauvegardé avant non plus. Il faut bien pimenter un peu les choses !

Ce n'est qu'il y a 2 ou 3 semaines que je me rends compte de ma bourde. Heureusement que l'hébergeur a des sauvegardes. J'ai pu récupérer une partie des choses. J'ai quand même perdu la mise en page, mais ce n'est pas grave : ça me donnera l'occasion de faire quelque chose de nouveau. Je n'ai pas encore d'idée pour l'instant et je prends donc un modèle existant. Pour l'habillage on verra ça plus tard. L'essentiel est de récupérer le contenu. Pour les photos, il y a encore des choses à faire car on ne les voit plus dans les articles. Je suppose que je vais devoir les éditer un par un. Tu parles d'un boulot...

Ça m'apprendra à faire des sauvegardes, tiens !

La laine la plus chère du monde

23 janvier 2011, par Emmanuelle

Non, ce n'est pas l'angora, ni peut-être même le cachemire, mais un fil venant du duvet d'animaux vivant dans des contrées plutôt froides. Les plus chers (du moins les plus chers que j'ai vus jusqu'à présent) semblent être ceux venant des toisons du bison d'Amérique ou du bœuf musqué.

L'hiver la fourrure du bison est plus épaisse qu'en été, et elle est formée de deux types de poils : les poils de protection et le duvet. Le duvet est formé de poils très fin, de l'ordre de 12 à 29 microns de diamètre. Cela donne un fil très doux et très chaud, mais aussi très cher.

On peut en commander par exemple www.naturesluxury.com pour la modique somme de 63 euros la pelote de 50 grammes (180 mètres) à tricoter avec des aiguilles n° 3. Cela fait le pull à... Je ne sais pas combien de pelotes il faudrait pour un pull mais mon petit doigt me dit que ce serait de toute façon trop cher. Ce fil est mélangé à 10% de buffalon (mais il n'y a pas d'explication sur ce qu'est le buffalon). Bon, une écharpe ou un bonnet, alors ?

Dans la même gamme, il existe également le qiviut, qui est le duvet du bœuf musqué, un animal vivant dans les régions arctiques, en Alaska, au Canada et au Groenland. On imagine donc aisément qu'il a ce qu'il faut comme laine chaude sur le dos. Le poile est également très fin (11 à 13 microns de diamètre), aussi fin que le cachemire et huit fois plus chaud que la laine de mouton. Je ne sais pas comment on calcule qu'un fil est plus chaud qu'un autre, aussi je vais faire confiance aux spécialistes. Toujours sur le même site, il est possible d'acheter du qiviut au prix de 55 euros la pelote de 50 grammes (200 mètres). Le fil est très fin car à tricoter avec des aiguilles n°2. Il y a aussi une qualité plus épaisse, qui se tricote en 3,5, mais le prix passe à 39,50 pour 100 mètres de fils. Bon... je vais passer mon tour...

Si je ne savais pas jusqu'à aujourd'hui qu'il existait de la laine de bison, j'avais appris l'existence du qiviut en lisant Artic Lace. Ce livre parle du tricot en Alaska et présente point ajourés et modèles inspirés du tricot traditionnel d'Alaska. Il s'agit essentiellement de châles, écharpes et accessoires. Les villages ou les régions ont chacun un motif de tricot qui lui est propre. Deux chapitres sont consacrés au bœuf musqué, à son élevage et à la laine que l'on en tire. On peut y lire que le qiviut est plus doux que le cachemire, huit fois plus chaud que le cachemire et que c'est le plus solide des fils « exotiques ». L'auteur raconte d'ailleurs qu'au moment de bloquer un châle qu'elle venait de tricoter en qiviut, elle craignait de casser les fibres, mais au contraire elle a pu tirer sur le tricot et l'agrandir de plusieurs pouces sans endommager l'ouvrage très fin.

Mais j'y pense, même si c'est cher, c'est tout de même moins cher qu'un aller-retour en Alaska, non ?

Pouce !

30 décembre 2010, par Emmanuelle

Voilà ce qui arrive quand on n'allume pas la lumière et qu'on a oublié que la veille au soir on avait laissé une caisse de linge à ranger dans la chambre (et qu'on s'est bêtement pris les pieds dedans avant de se vautrer par terre).

Résultat : «Luxation du pouce», a dit le médecin, «je vous conseille de faire une radio pour vérifier s'il n'y a pas une petite fracture». Ah, bon, c'est peut-être pire qu'une entorse ?
«Je vois des fragments au niveau des os sésamoïdes», dit le radiologue, «Je vous conseille de voir un spécialiste de la main». Ah, bon, c'est sérieux, alors ?
«C'est effectivement une fracture des os sésamoïdes*», dit l'orthopédiste, «Mais ce n'est pas la peine d'opérer. Un mois d'attelle et peut-être de la rééducation et tout ira bien».
Pas d'opération, ouf !

En attendant, évidemment, pas de tricot non plus :-(
Comme je suis têtue, j'ai essayé quand même, mais ça ne va pas du tout : je n'arrive pas à bien tenir mes aiguilles, elles glissent, je perds des points (ou j'en rajoute), ça me donne des crampes dans le bras. Bref, pas du tout une partie de plaisir.

Pour les cadeaux tricots, on remettra ça à une autre occasion.

* les os sésamoïdes sont des petits os situés dans l'épaisseur de certains tendons, au niveau de certaines articulations, comme celles du pouce ou du gros orteil.

Tout ça pour une pelote

19 décembre 2010, par Emmanuelle

Mon pull torsadé en Bouton d'Or Divine a bien avancé, très bien même puisque le dernier gros morceau (une manche) est à quelques rangs de la fin. Ensuite il restera le col et ce sera terminé (non, il faudra coudre avant que ce soit vraiment terminé). Petit problème : il me manque une pelote pour terminer. Zut !

Il ne me restait que, soit aller au Bon Marché (en espérant qu'ils en aient encore, ce dont je ne suis pas sûre, car il me semble que cette laine ne se fera bientôt plus), mais j'avoue que quelques jours avant Noël, je n'ai pas le courage d'aller dans les grands magasins, soit le commander par Internet. Je préfère la nettement la deuxième solution : au moins il n'y aura pas la cohue !

Oui, mais payer 6 € de frais de port pour 4 € de marchandise, ce n'est pas très intéressant. La seule solution, c'est de grouper les achats. Par hasard (par le plus grand des hasards), je trouve ma pelote de Divine dans une boutique qui vend du Bouton d'Or et de l'Anny Blatt. Et comme par hasard, je trouve dans le catalogue la laine Lady Blatt, que j'avais déjà eu l'occasion de voir en magasin (et de toucher), et que j'avais noté dans la liste des laines à acheter un jour. Rien qu'à voir l'étiquette, ça fait envie :

45% POILS DE CHAMEAU / 28% SOIE / 27% CACHEMIRE

Et hop, un petit tour dans Ravelry, pour voir ce qu'on peut faire de beau avec et je trouve ça dans les projets d'elanie :

Et je tricotais ça pour ma maman pour Noël ?

Vite, tricotons pour Noël

18 décembre 2010, par Emmanuelle

Les fêtes approchant, je me dis que je pourrais peut-être offrir un tricot pour ma nièce de 20 ans (il reste 10 jours avant de la voir : c'est largement suffisant). Et si je tricotais le February Lady Sweater ? (depuis le temps que j'ai décidé de le tricoter celui-là...). Et si je le tricotais en Soft Shetland de Lang ? (qui est une laine très agréable à tricoter, toute douce à porter, même si elle bouloche un peu après quelques lavages).

Ces choses-là, ça n'attend pas. Hier après-midi, je pars aux Doigts de Fées (là où j'avais acheté mes précédentes pelotes de Soft Shetland) avant la fermeture du magasin. (Et ce n'est pas la neige qui va m'arrêter ! Tant que ça n'est pas trop glissant, c'est bon). Sur place, je suis un peu dépitée, car il n'y a plus de laine Lang : la boutique distribue maintenant la marque Rico Design. Eh bien, ce n'est pas grave, je vais essayer une nouvelle marque !

Me voilà donc partie avec les 7 dernières pelotes de Tasai (moitié laine, moitié acrylique), un fil assez doux et dégradé entre le gris foncé et le bleu marine, un peu foncé peut-être, mais il me fallait absolument quelque chose tout de suite.

Quelques heures plus tard... Je me rends compte que le February Lady Sweater ne va pas  être simple, car mon échantillon (oui, je tricote un échantillon !) ne correspond pas vraiment à celui du modèle et qu'il va falloir faire de savants calculs pour que tout sombre juste. Si encore j'avais les dimensions qu'est censé avoir le tricot une fois terminé, je pourrais faire mes calculs à partir de ça. Mais non, il n'y a pas de dimensions avec le modèle (défaut récurrent des modèles anglo-saxons). Après quelques règles de trois, je me dis que ça ne va pas être rigolo du tout et que je risque par-dessus tout d'avoir un tricot qui ne sera pas à la bonne taille. Bon, on verra une autre fois pour ce modèle.

C'est donc reparti pour une séance de surf dans Ravelry, Drops et Cie, recherche dans les piles d'albums et sur mon disque dur où s'entassent des tas de modèles. Le résultat, c'est un modèle d'un album japonais Keito Dama :


 
Côté explication, ça donne ça :



Même si je ne comprends pas le japonais, je sais au moins à quoi ressemble chaque morceau et combien il mesure. Pour le reste, c'est (presque) comme dans les albums Phildar. Il suffit de savoir que 目 signifie mailles (donc 70目 sur le patron du dos signifie qu'il y a 70 mailles pour la largeur  du dos, et +4目 après les côtes veut dire qu'il faut augmenter de 4 mailles à après les côtes) et que pour les diminutions, on note par exemple 2-1-4 pour indiquer diminuer tous les 2 rangs, 1 maille 4 fois.

Si on regarde de plus près, on peut voir que les tricots japonais ne taillent pas très grand (ici 43 cm de largeur pour le dos) et ils ne sont en général qu'en une seule taille (parfois deux mais rarement plus). Mais, il se trouve que ma laine étant plus grosse que celle du modèle, je pourrai suivre le modèle en ce qui concerne le nombre de mailles et avoir comme résultats un cardigan en taille 40.

Et maintenant, yapluka !


Frogged (la suite)

08 novembre 2010, par Emmanuelle

Que fait-on quand on a détricoté un pull ? Soit on le recommence parce qu'on avait fait une grosse bêtise, mais cette fois on fera attention, soit on commence quelque chose d'autre.  (Ou on range la laine dans un tiroir, et on la ressort mangée des mites quelques années plus tard.)

J'ai donc opté pour la deuxième solution, et j'ai commencé le pull torsadé.
Et voilà un premier échantillon :

Frogged

07 novembre 2010, par Emmanuelle

IL y a quelques jours, j'ai fait du ménage dans mes projets Ravely : quelques projets terminés depuis longtemps étaient toujours « en cours », tandis que d'autres qui n'ont pas bougé depuis longtemps méritaient d'être notés « en hibernation ». Je découvre alors, qu'en plus des états in progress, finished et hibernating, il y a également un état frogged, qui me paraît bien énigmatique. Je suppose que cela n'a rien à voir avec les grenouilles (ou peut-être un lointain rapport ?), mais j'ai eu beau chercher (enfin, disons que j'ai cherché un peu), je ne voyais pas le rapport avec le tricot. J'apprends tout de même que frogs signifie brandebourgs et qu'on dit qu'un vêtement est frogged quand il est orné de brandebourgs. On se rapproche (peut-être), mais je ne vois toujours pas le rapport avec le tricot.

Je pose la question sur wordreference.com (un dictionnaire en ligne que j'utilise souvent et que j'apprécie beaucoup, car on peut trouver des forums de discussion pour quasiment tous les mots, ce qui permet d'approfondir les recherches), et quelqu'un qui avait mieux cherché que moi a trouvé dans le Urban Dictionnary, que cela veut dire in knitting, a frog says "rip it rip it" and fogging refers to unraveling rows of knitted work due to an error found. Autrement dit, frogged est l'état du tricot revenu dans son état initial, complètement ou partiellement. Je ne sais pas s'il existe de mot en français pour cela, à part peut-être « détricoté ».

Voilà donc ce que j'ai appris ce jour-là. (Je me dis souvent que, tous les jours, je devrais noter dans un petit carnet ce que j'aurai appris ce jour-là, mais je remets à plus tard...). Et pas plus tard que tout à l'heure, j'ai eu l'occasion de mettre un projet récent dans l'état frogged. C'est un pull que j'avais commencé sur le modèle Stratocumulus découvert la semaine dernière sur www.twistcollective.com. Le pull se tricote à partir de l'encolure et est sans couture. L'empiècement est original et le modèle m'a beaucoup plus. Évidemment, mon échantillon est tout à fait différent (je fais 17 mailles pour 10 cm alors que le modèle en fait 22) mais avec quelques règles de trois on s'en sort. J'ai quand même eu un doute quand je me suis rendu compte que j'avais déjà tricoté une quarantaine de centimètres en hauteur et que je n'étais toujours pas arrivée aux emmanchures, alors que d'après le modèle cela devrait faire 23 cm. C'est là que je me dis que si j'avais réfléchi j'aurais aussi tenu compte du fait que j'avais besoin de moins de rangs que le modèle. Bon, pas grave, je continue quand même, car j'ai déjà fait les trois rangées de fronces et il ne reste plus que quelques rangs d'augmentation. Et là, c'est le drame : en recomptant les mailles sur mon aiguille, je m'aperçois que j'en ai 158 alors que, d'après mes calculs, je devrais être à 228. Je ne sais pas où j'ai loupé quelque chose, mais c'est bien raté. Finalement, ce projet commence à m'énerver et que je demande si je ne devrais pas changer de modèle. J'ai donc tout détricoté et refait trois boules.

Je pense que pour ce projet, je vais plutôt faire un modèle tout en torsade, trouvé dans un catalogue Gedifra (modèle 144 dans le catalogue Gedifra Highlight 052). Ou un autre modèle avec des torsades ou quelque autre point structuré.

Loopy Yarns (2)

18 octobre 2009, par Emmanuelle

Aujourd'hui dimanche, il faisait beau (c'est-à-dire soleil et ciel bleu, mais on supportait bien les gants) et j'ai commencé la journée par une visite de Chicago en bateau. L'après-midi après une petite promenade j'avais encore quelques courses à faire, mais il me fallait de nouveau faire un tour chez Loopy Yarns car je n'avais pas vraiment regardé les livres (c'est une excuse comme une autre).

Et ce qui devait arriver est arrivé, je me suis encore délestée d'une centaine de dollars. J'ai acheté 2 livres :

Quick Knits to Wear

Comme le titre le laisse présager, on y trouve des tricots vite faits aux formes assez simples, ce qui n'empêche pas quelques torsades ou points fantaisie. Rien de particulièrement original, mais j'y ai vu deux modèles qu'il me serait possible de faire un jour : le Lovely Lace Turtleneck, un pull tout simple bordé de point ajouré au bas du pull, des manches et du col, My Blue Heaven, un T-shirt raglan et Quick Cherry Tee. Bref, le genre de modèle dont je dois déjà avoir n exemplaires.

Together or separate

Comme on peut se douter ici aussi, l'album présente des ensembles : pull et son col amovible, pull et jupe, top sans manche ou T-shirt et cardigan, robe ou pull, cardigan et chaussettes assorties. Mes préférés : le seed and triple gull cable cardigan et skirt (pour moi ce sera uniquement le pull, je n'aime pas les jupes en laine, ça se déforme), le twisted rib and cable dress or pullover (en version pull), un modèle qui a un petit air de modèle japonais (à cause des ses mailles torses) et le chain and double cable cardigan and socks (pour moi sans les chaussettes).

J'ai hésité sur l'achat de la laine (il y en a tellement !) : un des modèles que j'ai repérés est tricoté en Misti Alpaca, 100% baby alpaga, très doux et très tentant, mais un peu cher (je ne sais plus le prix, mais c'était plus de $10 la pelote, peut-être même que ça approchait les $20). Alors je suis restée «raisonnable» et j'ai acheté 10 pelotes de mohair Salute Quattro (79% kid mohair, 21% Nylon) en solde, mais dans les tons pêche et rose. Le fil paraît assez fin, mais en fait il se tricote avec des aiguilles n°6. Ce n'est pas l'affaire du siècle, car même avec 20% de réduction et avec un change intéressant, ça fait environ 5,50€ la pelote. En comparaison le mohair Diva (Mohair des Fermes de France, 77% mohair, 23% soie) est vendu 6€ chez mon fournisseur préféré (Les Bergers Cathares). Mais le Salute Quattro était dans des tons un peu mélangés qui lui donnent un aspect un peu chiné.La Diva aussi existe dans des couleurs chinées, mais disons que ça fera un souvenir...

Et j'en ai profité pour refaire des photos du magasin :

Mon écharpe est terminée

16 octobre 2009, par Emmanuelle

Ça y est : j'ai terminé mon écharpe en Noro Kureyon. J'ai suivi un modèle assez simple, trouvé sur Ravelry : Multidirectional Diagonal Scarf. Les effets de diagonales sont bien rendus avec une laine de plusieurs couleurs comme la Noro. Il suffit de savoir tricoter en point mousse, faire des augmentations (dans ce modèle on tricote toujours la première maille des rangs impairs en faisant 2 mailles dans une), et des diminutions (par exemple un surjet simple).

Et voilà le résultat :

Loopy Yarns (1)

10 octobre 2009, par Emmanuelle

Je suis à Chicago pour une dizaine de jours et je dois bien avouer qu'il fait nettement plus froid qu'en Île-de-France. Je regrette de n'avoir pris ni gant ni écharpe. C'est donc une bonne occasion d'aller visiter la boutique Loopy Yarns. Depuis ma dernière visite en juin de l'année dernière (ratée, car le magasin était fermé en raison de la fête des Pères), le magasin a déménagé. Il est maintenant Polk Street, tout près du métro Harrison (red line). Il paraît qu'il est maintenant deux fois plus grand. Ça, je ne peux pas confirmer, car je ne connais pas celui d'avant, mais je sais qu'il est impossible de ressortir les mains vides.


Au fond du magasin, il y a encore deux pièces (qu'on aperçoit ici), remplies de laine, l'une avec des laines fines pour les chaussettes, et l'autre avec des laines plus grosses et notamment de magnifiques baby alpaga très doux, mais très cher aussi :-( Et sur le côté il y a encore une petite pièce pour les livres.
Pour mon écharpe (puisque j'étais venue pour ça), j'ai pris 5 pelotes de Noro Kureyon, bien chaude.

Au moment de payer, j'aperçois alors un escalier vers le sous-sol... Là se trouvent les fils en solde. Et je remonte avec 5 pelotes d'un mélange de mohair et nylon chiné dans les tons bleu et gris. Ce sera parfait pour le châle que je compte réaliser pour les 80 ans de tata Jeannette.

Ah, et il me manquait aussi un accessoire (enfin, manquait... c'est plutôt pour le fun) : un mètre ruban gradué en pouces. Comme je ne sais plus comment demander ça en anglais, je sors le mien de mon sac (c'est toujours utile d'avoir un mètre-ruban dans son sac) et je demande à la vendeuse si elle a ça avec les cm d'un côté et les inches de l'autre. Elle regarde alors mon mètre-ruban (gradué en cm des deux côtés) et me dit d'un air désolé  «ah, oui, je vois, votre mètre n'est qu'en cm», comme si c'était vraiment un gros défaut. Si elle savait, la pauvre, qu'on s'en sort très bien avec le système métrique...

Très grosse laine

25 septembre 2009, par Emmanuelle

Hier matin, j'étais à Cologne, et en allant acheter des bretzels pour la route du retour, je suis passée (tout à fait par hasard !) devant une boutique de laine. Alors, comme d'habitude, je me suis sentie obligée de jeter un coup d'oeil. J'ai évité de trop regarder, car il y avait là un bon stock de laines Noro (et cela aurait été déraisonnable). Il y avait aussi des laines Lana grossa, et en vitrine une particulièrement très grosse, voire énorme : de quoi faire un bonnet très rapidement. Alors comme je n'avais encore jamais essayé de tricoter ce genre de fil, il fallait essayer. «Wieviel für eine Mütze, bitte?». 2 ? Seulement? Dans ce cas, on aurait tort de s'en priver.

Si j'avais été maligne, j'aurais aussi acheté les aiguilles qui vont avec : ça se tricote avec des aiguilles 12 à 15 ! J'ai aussi essayé de la crocheter avec le doigt et ça marche aussi ! Pour le modèle, je n'ai rien pris non plus, car je suppose que je trouverai ça facilement.

Petit tour dans Ravelry : ça tombe mal, cette laine n'est pas encore référencée par là. Je ne trouverai donc encore aucune réalisation. Peut-être que cette laine fait partie de la nouvelle collection hiver 2009-2010 ?

Petit tour ensuite chez Drops Design. J'aime bien ce site et j'y trouve pas mal de modèles qui me plaisent. Ce qui est plaisant aussi c'est que l'on peut chercher à partir de la taille de l'échantillon (nom de mailles pour 10 cm). Et voilà quelques modèles de bonnets. Pour l'instant j'hésite entre le bonnet en point mousse et le bonnet au crochet. Ce sera peut-être celui au crochet car la forme me plaît mieux. (Mais sans les pompons).

Bayreuth, son festival et sa boutique de laine

03 août 2009, par Emmanuelle

Nous sommes de passage deux jours à Bayreuth, en Allemagne, à l'occasion du festival Wagner. Ce lundi 3 août nous assistons à une représentation des Maîtres chanteurs. Avant le spectacle, nous avons le temps de visiter la ville, et notamment la Villa Wanfried, maison de Wagner, et l'opéra des Margraves. Il nous reste un peu de temps pour visiter aussi les boutiques. Ah, tiens, ça tombe bien : il y a justement un magasin de laine dans le coin :


Ce serait dommage de ne pas s'arrêter, surtout s'il y a des promotions. Eh voilà justement un fil assez rigolo, dans plusieurs tons verts avec des parties un peu «fourrure». Combien pour un pull à manches courtes ? 9, 10 ? Parfait, mettez m'en 10 !
Et voilà !

Euh... pourquoi j'ai mis mon mohair à laver avec le coton ?

24 mai 2009, par Emmanuelle

Eh bien, en voilà un qui n'aura pas duré : mon petit cardigan noir est transformé en... je ne sais pas comment nommer la chose car ça ne ressemble plus à grand chose. Ou plutôt si, ça ressemble à un tricot feutré. Sans aucun doute. Non pas que le mohair ne passe pas en machine. Je lave souvent mes pulls en mohair à la machine, mais en faisant attention avec une lessive pour la laine et le programme laine. Alors que là, mon cardigan s'est retrouvé avec le reste de la lessive (jeans, T-shirts, etc.) et 2 heures en machine à 40°, eh bien, c'était un peu trop.

J'ai essayé de le tirer dans tous les sens pendant qu'il est humide mais les fibres sont tellement accrochées et serrés entre elles que ça ne donne rien. Ne reste plus qu'à retirer les boutons et à le refaire :-(

Mon p'tit cardigan noir

01 mai 2009, par Emmanuelle

Ouf ! ça y est, j'ai enfin terminé ce cardigan noir tout simple et vite tricoté. Vite tricoté, certes, mais très long à terminer. Ou disons plutôt qu'il a traîné très longtemps. Je crois que j'ai commencé à le tricoter en février 2008, pendant les vacances. Il ne restait plus qu'à faire les bandes de boutonnage et le bord de l'encolure, ce que je n'aime pas particulièrement faire. Le tricot est donc resté en attente très longtemps. Entre temps j'ai égaré les boutons plusieurs fois, ce qui n'a pas aidé à l'avancement de l'ouvrage. J'ai retrouvé le tout il y a quelques semaines, et comme les températures sont encore un peu fraîches, il fallait absolument que je termine avant qu'il fasse trop chaud. Aujourd'hui ça y est tout est terminé. Enfin !

Cela a été difficile sur la fin car je vois un peu moins bien de près et coudre de la laine noir, c'est vraiment désagréables (je couds la bande d'encolure maille par maille, et là, j'espère de ne pas avoir sauté de mailles, car j'ai fait ça sans trop voir où je piquais l'aiguille). Le voilà donc terminé. Les couleurs ne sont pas très bien rendues, et c'est un peu dommage car ce sont les boutons qui sont le principal attrait de ce petit cardigan.

Reprendre ce tricot m'a redonné envie de tricoter du mohair et j'ai acheté 7 pelotes de Diva en couleur carmin. Je devrais normalement en faire un cardigan, peut-être avec des manches 3/4. Mais avant, il faut que je fasse le point sur tous les tricots en cours et qu'il serait bien de finir avant l'été.

Acheter de la laine à Kyoto

14 avril 2009, par Emmanuelle

Je profite des vacances à Kyoto pour faire quelques achats. De laine japonaise bien sûr. Avant de partir, j'avais repéré 3 boutiques à Kyoto et j'ai réussi à en visité deux. La première boutique est un magasin Masuzakiya, qui fait apparemment partie d'une chaîne de magasins, car j'en ai revu un à Osaka.

Pour trouver la boutique, il faut aller dans la centre commercial Porta, qui se trouve sous la gare principale de Kyoto. Le plus simple est de sortir de la gare par l'entrée principale puis de descendre par le premier escalier qu'on trouve et qui indique Porta shopping mall. Aller ensuite tout droit. La boutique n'est pas très loin de l'entrée. Nous avons quand même dû nous repérer sur un plan. C'est relativement facile (mais attention : ne pas oublier ne noter le nom du magasin en kanas).

De l'extérieur, on aperçoit surtout des vêtements, mais en entrant dans le magasin, il n'y a plus aucun doute. On y trouve beaucoup de marques différentes (j'ai aperçu entre autres des laines Georges Picaud) et il y avait quelques promotions, des fils d'été essentiellement, mais ce qui m'intéressait c'était les laines Noro.

Je me suis donc laissé tenter par 10 pelotes de Silk Garden. Elle est ici un peu moins chère qu'en France (environ 1200 yens la pelote, soit 9,50€).



Un autre magasin mérite aussi une petite visite : Yoshikawa. Il s'agit d'une boutique qui est au sous-sol du centre commercial qui se trouve sous la tour de Kyoto. Il n'y a donc qu'une avenue à traverser en sortant de la gare pour trouver l'endroit. Pour y arriver à coup sûr, le mieux est d'entrer dans l'immeuble par l'entrée qui se trouve juste à côté du Starbuck. Ensuite descendre au sous-sol par le premier escalator qu'on trouve et on arrive directement à la boutique, qui occupe quasiment tout l'étage. Ici on trouve non seulement du fil à tricoter et tout le matériel nécessaire pour tricoter, mais aussi des rayons de mercerie et plus généralement de matériel pour loisirs créatifs. Le reproche qu'on peut faire à ce magasin est qu'il n'y a pas beaucoup de place pour circuler et tout est un peu tassé. Si possible, ne pas y aller avec les hommes de la famille, qui risque de s'ennuyer ferme au bout de quelques minutes (car il en faut un peu plus pour tout examiner). J'ai donc fait au plus vite (au bout de trois «tu en as pour combien de temps encore ?», on sent qu'on ne pourra pas y passer l'après-midi) et je me suis contentée de quelques nouveaux albums.

Des catalogues de modèles, on en trouve aussi dans les librairies, mais, à moins de lire le japonais couramment, il peut être nécessaire de demander aux vendeurs pour trouver le rayon (en japonais, le tricot se dit «amimono» et il m'a suffit de baragouiner «amimono, doko desu ka?» pour qu'on me conduise au rayon). Ensuite, comme tous les modèles sont expliqués à l'aide de grilles, ce n'est pas très compliqué à suivre. Il faut tout de même savoir que les modèles ne sont expliqués qu'en une seule taille, donc si on veut faire une taille différente, il faut adapter le modèle.

J'ai donc ajouté quelques albums à ma collection. Mais quand aurai-je le temps de tricoter tout ça ?

Bon, en fait, on trouve les mêmes à Paris, par exemple à la librairie Junkudo, rue mais en nettement plus cher, et ça n'a pas la saveur du souvenir de voyage.



Modèles de tricot japonais

10 janvier 2009, par Emmanuelle

Au hasard de mes recherches tricotesques je suis arrivée sur une page qui disait le plus grand bien de certains modèles de tricot japonais. Et ce qui devait arriver arriva : j'ai commandé 4 magazines de tricot sur YesAsia.com.
Quatre albums avec des modèles à tomber par terre (débutants s'abstenir) :

nitsuto ni koishite dentou nitsuto no atarashii densetsu shimada toshiyuki no se ta butsuku (c'est le nom du magazine, je n'y peux rien. Pour faire plus court on peut dire aussi ニットに恋して 伝統ニットの新しい伝説 / 嶋田俊之のセーターブック)

Elegant Sweater & Vest 6

Couture Knit 12

Couture Knit 13 -Clear and Beautiful Knit

Plein de modèles superbes avec des points compliqués comme on les aime, et en laine assez fine apparemment. Ce qui est bien c'est qu'on peut feuilleter les livres (pas toutes les pages, mais suffisamment pour se faire une idée du contenu). Parmi tout ce que j'ai vu, voilà les modèles qui me plaisent le plus :



On peut aussi trouver des catalogues japonais sur Amazon Japon (pas de panique : il y a un lien "in english" en haut à droite). Les prix sont en yens, je ne sais pas s'il est possible de se faire livrer n'importe où et combien il y a de frais de port. C'est une piste à explorer.

Oui, mais, les modèles, ils sont expliqués en japonais ?
Ben oui, évidemment. Mais ça n'est pas un trop gros problème apparemment car contrairement aux anglo-saxons qui font des explications rédigées, avec très souvent que du texte et même pas de patron, les japonais au contraire n'utilisent quasiment que des diagrammes. Et cela ressemble finalement plus à ce qu'on trouve dans nos catalogues. Il faut juste connaître quelques règles de base. Et connaître les bases du tricot. Il faut donc savoir que l'on fait les côtes avec ees aiguilles plus fines par exemple. Ou qu'à la fin du tricot il faut rabattre les mailles.
On trouve assez facilement des modes d'emploi pour "traduire" les modèles japonais. Voir par exemple, voir les pages How to Read Japanese Graphical Knitting Charts , ou Japanese Charted Pattern Lesson
Voici à titre d'exemple un diagramme extrait du site clearwaerknits.com :

Nous avons ici un milieu devant et un milieu dos (comme pour les patrons de couture). pour les emmanchures par exemple il faut lire :
2-2-2 : diminuer tous les 2 rangs de 2 mailles 2 fois
2-1-5 : diminuer tous les 2 rangs de 1 maille 5 fois

Les diagrammes pour les points fantaisies ou les diminutions ressemblent beaucoup à ce qu'on a l'habitude de voir dans les catalogues Phildar ou Bergère de France, pour parler de ceux que je connais les mieux. Exemple tiré de ABSs of Knitting :


En attendant le facteur, je peux toujours feuilleter les modèles offerts par Pierrot (PDF téléchargeables gratuitement). Le site est en japonais mais il suffit de cliquer sur les photos pour accéder au catalogue, et ensuite, pour accéder au pdf concernant le modèle choisi, il suffit de cliquer sur le lien tout en bas de la fiche (écrit en marron) :



Soldes, j'y va, j'y va-t-y pas ?

07 janvier 2009, par Emmanuelle

Aujourd'hui début des soldes. La tentation est grande de commencer par visiter le Bon Marché avant d'aller au boulot. Justement, ça tombe bien, c'est sur ma route et ça ouvre exceptionnellement à 8 heures. Mais, avec le froid de ce matin, et le fait qu'à 8h30, je n' étais encore qu'à Saint-Lazare, je suis restée raisonnable. Ou j'ai eu la flemme, c'est selon.

Je rachèterais pourtant bien une dizaine de pelotes de Noro Silk Garden Lite (mais dans des couleurs différentes pour varier un peu). Tout ça parce qu'hier, tout à fait par hasard ou presque, j'ai trouvé deux nouveaux projets :

Un pull, dont je trouverai peut-être encore les explications dans un catalogue Noro, s'il n'est pas épuisé :

Et une écharpe, Lady Eleanor Entrelac Stole :

Que ce soit l'un ou l'autre, il faudra dix pelotes. Qui ne seront de toute façon pas en solde. Ce qui n'est pas une raison pour ne pas y aller. Ou alors il faudra attendre les vacances au Japon. Peut-être que c'est moins cher en les achetant directement là-bas ? Reste à savoir comment dire "10 pelotes" en japonais, ce qui ne devrait pas être trop compliqué, même si les Nippons ont une façon de compter les choses que je trouve un peu compliquée. 

Châle aux pâquettes, troisième édition

25 décembre 2008, par Emmanuelle

Comme cadeau de Noël pour ma maman, j'ai décidé il y a environ deux semaines d'offrir un châle en mohair. J'ai pris six pelotes de mon stock, la laine mohair super fine, que j'ai tricotée double en 4. Dans ma précipitation, j'ai oublié de prendre des photos. Tant pis, ce sera pour la prochaine fois.

Cardigan Noro Silk Garden terminé

14 septembre 2008, par Emmanuelle

Voilà le cardigan une fois terminé. Une fois de plus, j'ai librement interprété le modèle d'origine. Pour la poche, notamment : normalement le tour de poche fait un tour complet de part et d'autre de la couture du côté. Mais comme je ne lis que très rapidement les explications et que je me fie à mes calculs personnels (la laine donnant un échantillon différent de celui du modèle), j'ai simplement mesuré la longueur du tour de poche pour faire la bande de côte. Et c'est une fois cousu que j'ai vu que c'était un peu différent du modèle d'origine. Je dois également dire que j'avais tout juste assez de laine pour finir, et qu'il valait mieux éviter les fantaisies pour ne pas avoir à courir au Bon Marché acheter une pelote pour terminer. À 12 euros la pelote, il vaut mieux bien estimer ce dont on a besoin. Sur ce point, j'avais vu juste : les dix pelotes que j'ai achetées m'ont permis de faire ce cardigan. (Avant d'acheter, j'avais calculé le métrage de laine nécessaire pour le cardigan. Calcul qui s'est révélé juste).

Que tricoter avec la Noro Silk Garden Lite ?

22 août 2008, par Emmanuelle

J'ai (enfin !) commencé à tricoter mes pelotes, achetées il y a quelques mois mais laissées de côté en attendant les jours plus frais. Comme j'ai dû ralentir le rythme tricot ces derniers temps, il n'est pas trop tôt pour ressortir les fils un peu plus chauds. J'ai donc profiter de ce week-end prolongé pour essayer cette laine dont tout le monde ne dit que du bien (ou alors c'est que je n'ai regardé que les avis positifs) et qui devait être agréable à travailler, bien qu'elle me semble un peu sèche au toucher. Pour faire mieux faire ressortir les différentes couleurs du fil, j'ai trouvé ce modèle assez original et pas si difficile à tricoter :

http://www.straw.com/cpy/patterns2/taos-4miter.html

Pour réaliser le devant et le dos on tricote 4 carrés, en montant les mailles de deux côtés adjacents du carré et en réalisant des diminution au milieu (ce qui forme la diagonale). Pour le deuxième carré on relève les mailles sur un côté du premier carré et on monte les mailles d'un nouveau carré et on effectue des diminutions comme pour le premier carré. On fait ainsi les quatre carrés du devant et la même chose pour le dos. Cela impose des emmanchures droites. Je trouve ce modèle assez joli sur les photos. Le problème c'est qu'une fois tricoté avec la Noro, j'avais l'impression que ça ressemblait plus à un coussin qu'à un pull. Il était peut-être un peu trop large et je ne suis pas sûre que ça aurait été très seyant.

J'ai donc tout détricoté (j'aurais dû faire des photos avant mais j'ai oublié) et je vais reprendre le modèle auquel j'avais initialement pensé pour cette laine. Il s'agit d'un modèle un peu plus classique, sorti d'un album Phildar : un cardigan asymétrique avec une poche arrondie sur le côté et une encolure assez large. La suite dans quelques semaines...

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