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catégorie « Savoir-faire »

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17 février 2008

Je ne fais pas souvent du jacquard. En fait, quasiment jamais et quand j'ai un motif à réaliser, je préfère le rebroder, comme sur le pull aux fleurs, dont voici ci-contre le motif. Il s'agit d'un modèle de Bergère de France (catalogue 2005) réalisé en Irland. À cause de quelqus kilos en trop, je l'avais laissé dormir quelque temps au fond d'un placard et je ne l'ai ressorti que récemment et réadopté. De plus il est très chaud.

Pour ce genre de motif, donc, je préfère rebroder au point de mailles, et ce pour plusieurs raisons. Tout d'abord je trouve que mon tricot n'est pas assez régulier quand je travaille en jacquard. Ensuite cela me permet de tricoter de façon automatique (je peux donc lire en même temps puisque je n'ai pas à suivre de diagramme). Bien sûr, rebroder au point de maille est assez long et je ne peux pas lire en même temps. Mais je trouve le résultat beaucoup plus régulier et finalement pas plus épais que si j'avais dû passer des fils derrière le travail.

Par contre, j'évite tout ce qui doit être fait en jacquard et j'admire celles qui ont la patience de faire de genre d'ouvrage, comme par exemple celui que l'on voit dans la vidéo "Liens crachouillis" que je viens de découvrir. Bien que je ne fasse pas de jaquard, cette technique pourra peut-être m'être utile pour les tricots à rayures. Le lien crachouillis sert à faire la jonction entre deux fils différents lors de changement de couleur. Le principe est de mélanger en quelque sorte les deux fils en ne gardant pour chaque fil qu'un brin sur deux (on suppose que c'est une laine tordue à deux brins) puis de tordre ensemble le brin gardé de chaque fil en le mouillant un peu et en le réchauffant dans la paume de la main de sorte à le feutrer. Les deux fils sont dès lors liés comme s'ils formaient un seul fil en continu.

Mais le mieux est encore de regarder la vidéo sur le blog de Libby et Rebecca.

01 janvier 2008

Quand on parle de tricoter en regardant la télé, cela n'étonne personne. Par contre, lorsque je dis que je lis en tricotant, je vois souvent les yeux qui s'écarquillent, comme si je faisais un exercice de haut vol.
Il m'est même difficile de ne pas faire les deux en même temps : si je lis sans tricoter, j'ai l'impression de perdre mon temps et si je tricote sans un bouquin ou un magazine sur les genoux ou sur la table, j'ai l'impression de perdre mon temps. Et si je regarde la télé, j'ai évidemment un tricot dans les mains !
On me dit "Oui, mais pas des torsades et points compliqués !". Ben si, justement. Mais je fais exception pour le jacquard : là il est difficile de suivre la grille et de lire en même temps sans s'emmêler dans les bouts de fil. C'est pour cela entre autres que si j'ai du jacquard à faire, je préfère tricoter en jersey uni puis broder ensuite au point de maille. De plus, je trouve que le résultat est plus régulier, du moins quand c'est moi qui le fais.

Alors, quoi ? Serais-je une bête curieuse ?

Eh bien non : je viens de trouver par hasard ce billet dans le blog de Bulle une astuce pour tenir le livre ouvert pendant qu'on tricote.  Jusqu'à présent, j'utilisais un objet pas trop large et assez lourd que je posais sur le livre (c'est pour cela qu'il y a une vieille agrafeuse au fond de mon sac de tricot) Mais l'idée de la pince à cheveu est intéressante aussi. Il faudra que je l'expérimente.
Maintenant, je tricote souvent avec l'ordinateur posé sur la table devant moi, ce qui me permet de lire les nouvelles intéressantes (blogs ou journaux le plus souvent) en tricotant.

Et tricoter devant l'écran, c'est un peu comme tricoter devant la télé, non ?

24 décembre 2007

Depuis quelques tricots, j'ai adopté cette méthode lorsque je fais un pull :

  • je commence par le dos et je tricote jusqu'à quelques centimètres avant le niveau des épaules. Je laisse alors les mailles en attentes et je passe à la première manche ;
  • je tricote la première manche puis je la repasse légèrement (réglage laine, avec de la vapeur, ce qui permet de bien mettre en forme le tricot sans pour autant tout écraser) ;
  • je repasse également le dos, puis je mets bord à bord l'emmanchure et le haut de la manche, comme si je voulais les coudre : je peux ensuite continuer de tricoter le dos en adaptant la hauteur d'emmanchure pour que cela tombe exactement avec la hauteur du côté de la manche. Ainsi les deux morceaux s'emboîteront parfaitement lorsque je les coudrai et j'éviterai les fronces non désirées et pas très jolies ;
  • le fait de repasser le dos me permet également de vérifier que la largeur du dos est bien celle que je souhaitais au départ (je fais toujours un échantillon avant de commencer le tricot mais je préfère revérifier quand même). Si jamais le tricot était un peu trop étroit ou un peu trop large, je pourrai ainsi me rattraper sur le devant ;
  • le repassage permet également de donner un aspect plus régulier au travail, ce qui est particulièrement intéressant pour les points fantaisies ou les torsade ;
  • autre intérêt de commencer par le dos et une manche : cela permet de vérifier qu'une fois arrivée à la moitié du tricot, on aura assez de fil pour le terminer (ne pas oublier dans ce cas de tenir compte des finitions telles que le col ou les bordures)
Et pour l'assemblage, je couds toujours tout en grafting en utilisant le même fil que celui du tricot et une grosse aiguille à canevas. Et pour que les morceaux s'assemblent bien, je fais un nombre de rangs identique pour le dos et le devant. Lorsque j'ai débuté en tricot, je me contentais de mesure chaque morceau. J'ai longtemps procédé comme ça d'ailleurs. Mais si l'on assemble en grafting, il est hors de question de se contenter d'à-peu-près : il faut que chaque morceau fasse exactement le même nombre de rangs.
Pour le grafting, le mieux est de tricoter chaque maille lisière comme la maille voisine, c'est-à-dire à l'endroit si la maille voisine est tricotée à l'endroit ou à l'envers si la maille voisine est tricotée à l'envers. Une fois que le tricot est repassé (si on ne veut pas repasser le tricot, il faut quand même repasser les bords : cela facilite la couture), il est facile de faire l'assemblage en grafting, c'est-à-dire maille par maille. Si on fait une lisière perlée*, c'est moins commode.

* lisière perlée : tricoter la maille lisière à l'endroit sur l'endroit du travail, faire passer la maille à l'endroit sans la tricoter sur l'envers du travail