Les fêtes approchant, je me dis que je pourrais peut-être offrir un tricot pour ma nièce de 20 ans (il reste 10 jours avant de la voir : c'est largement suffisant). Et si je tricotais le February Lady Sweater ? (depuis le temps que j'ai décidé de le tricoter celui-là...). Et si je le tricotais en Soft Shetland de Lang ? (qui est une laine très agréable à tricoter, toute douce à porter, même si elle bouloche un peu après quelques lavages).

Ces choses-là, ça n'attend pas. Hier après-midi, je pars aux Doigts de Fées (là où j'avais acheté mes précédentes pelotes de Soft Shetland) avant la fermeture du magasin. (Et ce n'est pas la neige qui va m'arrêter ! Tant que ça n'est pas trop glissant, c'est bon). Sur place, je suis un peu dépitée, car il n'y a plus de laine Lang : la boutique distribue maintenant la marque Rico Design. Eh bien, ce n'est pas grave, je vais essayer une nouvelle marque !

Me voilà donc partie avec les 7 dernières pelotes de Tasai (moitié laine, moitié acrylique), un fil assez doux et dégradé entre le gris foncé et le bleu marine, un peu foncé peut-être, mais il me fallait absolument quelque chose tout de suite.

Quelques heures plus tard... Je me rends compte que le February Lady Sweater ne va pas être simple, car mon échantillon (oui, je tricote un échantillon !) ne correspond pas vraiment à celui du modèle et qu'il va falloir faire de savants calculs pour que tout tombe juste. Si encore j'avais les dimensions qu'est censé avoir le tricot une fois terminé, je pourrais faire mes calculs à partir de ça. Mais non, il n'y a pas de dimensions avec le modèle (un truc que je reproche assez souvent aux modèles anglo-saxons, du moins certains modèles). Après quelques règles de trois, je me dis que ça ne va pas être rigolo du tout et que je risque par-dessus tout d'avoir un tricot qui ne sera pas à la bonne taille. Bon, on verra une autre fois pour ce modèle.

C'est donc reparti pour une séance de surf dans Ravelry, Drops et Cie, recherche dans les piles d'albums et sur mon disque dur où s'entassent des tas de modèles. Le résultat, c'est un modèle d'un album japonais Keito Dama :


 
Côté explication, ça donne ça :



Même si je ne comprends pas le japonais, je sais au moins à quoi ressemble chaque morceau et combien il mesure. Pour le reste, c'est (presque) comme dans les albums Phildar. Il suffit de savoir que 目 signifie mailles (donc 70目 sur le patron du dos signifie qu'il y a 70 mailles pour la largeur  du dos, et +4目 après les côtes veut dire qu'il faut augmenter de 4 mailles à après les côtes) et que pour les diminutions, on note par exemple 2-1-4 pour indiquer diminuer tous les 2 rangs, 1 maille 4 fois.

Si on regarde de plus près, on peut voir que les tricots japonais ne taillent pas très grand (ici 43 cm de largeur pour le dos) et ils ne sont en général qu'en une seule taille (parfois deux mais rarement plus). Mais, il se trouve que ma laine étant plus grosse que celle du modèle, je pourrai suivre le modèle en ce qui concerne le nombre de mailles et avoir comme résultats un cardigan en taille 40.

Et maintenant, yapluka !